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Les femmes ont une espérance de vie à la naissance plus longue que les hommes mais ces années supplémentaires ne sont pas beaucoup plus vécues en bonne santé
À la naissance, en 2024, les femmes peuvent espérer vivre 64,1 ans sans incapacité et les hommes, 63,7 ans. Ainsi, si les femmes ont une espérance de vie à la naissance de 5 ans et 7 mois supérieure aux hommes, l’écart n’est que de 5 mois pour l’espérance de vie sans incapacité. Depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité à la naissance a diminué de 5 mois pour les femmes ; pour les hommes, elle a augmenté de 12 mois.
La France très bien positionnée en Europe en matière d’espérances de vie sans incapacité à 65 ans, un peu moins bien pour les espérances de vie sans incapacité à la naissance
En 2023, la France était le 3ème pays de l’Union européenne à 27 (UE-27) pour l’espérance de vie sans incapacité des femmes à 65 ans, supérieure de 2 ans et 5 mois à la moyenne européenne. Pour les hommes, la France se situe au 7eme rang de l’UE-27, au-dessus de la moyenne européenne mais avec un écart moindre (+1 an et 4 mois).
La France se situe également au-dessus de la moyenne européenne pour les espérances de vie sans incapacité à la naissance des femmes (+10 mois) et des hommes (+8 mois). Elle se situe respectivement au 9e et 11e rang dans l’UE-27.
Précautions méthodologiques
Les évolutions des espérances de vie sans incapacité d’une année sur l’autre doivent être analysées avec précaution, car elles s’appuient sur un échantillon de réponses comprenant une part de subjectivité, ce qui peut rendre l’indicateur volatil. En effet, cet indicateur repose sur les réponses à l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV) réalisée par l’Insee. Les tendances qui se dégagent des évolutions sur de plus longues périodes sont donc plus robustes que les évolutions d’une année sur l’autre. A noter que ce sont les répondants qui déclarent leur perception de leurs limitations dans les activités quotidiennes et qu’ils ont la possibilité de préciser s’il s’agit de limitations fortes. C’est pourquoi l’étude porte également sur l’espérance de vie sans incapacité forte. Pour les comparaisons européennes, la dernière année disponible est l’année 2023 et non 2024.
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