En France

Taux de décès par suicide en population générale

En 2013, 9 653 décès par suicide ont été enregistrés en France métropolitaine correspondant à un taux de décès par suicide de 15,5 pour 100 000 habitants. Le nombre de décès par suicide est plus élevé chez les hommes que chez les femmes (respectivement 7 260 et 2 393), de même que les taux de décès par suicide [1] (respectivement 25,4 et 7,3 pour 100 000 habitants, soit un taux plus de trois fois supérieur chez les hommes).

Le taux de décès par suicide augmente fortement avec l’âge. En 2013, il s'élève à 5,7 pour 100 000 habitants âgés de 15 à 24 ans et à 37,2 pour 100 000 habitants de 75 ans et plus. En revanche, la part du suicide dans la mortalité générale représente 17 % du total des décès chez les 15-24 ans et moins de 0,5 % du total des décès chez les personnes âgées de 75 ans et plus.

Globalement entre 2000 et 2013, les taux de décès par suicide ont diminué de 22 % (graphique 1). La diminution est plus importante chez les sujets âgés (-32 % chez les 75 ans et plus) et les plus jeunes (-29 % chez les 15-24 ans). Par contre, on constate une augmentation chez les hommes de 45 à 64 ans (+4,3 %  chez les 45-54 ans et +3,9 % chez les 55-64 ans entre 2000 et 2013).

Les taux de décès par suicide varient fortement selon les régions sur la période 2011-2013 (graphique 2). En Bretagne, les taux1 dépassent de 45 % le taux moyen de la France métropolitaine. Viennent ensuite la Basse-Normandie (+43 %), et les régions Provence-Alpes-Côte-D’azur, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Poitou-Charentes (> +15 %). Les régions Corse, Alsace, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées enregistrent les plus bas taux de décès par suicide (< -20 % par rapport au taux moyen de la France métropolitaine). Entre 2000-2002 et 2011-2013, les taux de décès par suicide ont tendance à diminuer dans la plupart des régions.

Pour l’ensemble des 28 pays de l'Union européenne en 2013, le taux de décès par suicide s’élève à 11,7 pour 100 000 habitants1. La France se situe parmi les pays européens ayant un taux élevé de suicide. Les comparaisons internationales doivent cependant être interprétées avec prudence, du fait des différences en termes de qualité et d’exhaustivité des données.

1] Taux standardisés sur l’âge (population Eurostat 2011 Europe + EFTA).

Fréquence relative des modes de suicide

En 2013, les modes de suicide les plus fréquents sont la pendaison (56 %), l’arme à feu (14  %) et la prise de médicaments et autres substances (11 %). Ces modes diffèrent selon le sexe. Pour les hommes, la pendaison est à l’origine de 60 % des suicides et l’utilisation d’une arme à feu de 18 %. Pour les femmes, la pendaison (43 %), l’ingestion de médicaments et autres substances (24 %) et le saut d’un lieu élevé (12 %) sont les modes les plus utilisés.

Taux d'hospitalisation pour tentative de suicide

En 2014, 91 745 séjours hospitaliers en médecine et chirurgie pour tentative de suicide (TS) ont eu lieu en France (DOM inclus) chez des patients âgés de 10 ans et plus, correspondant à un taux d’hospitalisation de 159 pour 100 000 habitants1. Contrairement aux décès par suicide, les tentatives de suicide concernent plus fréquemment les femmes. Ainsi, le taux d’hospitalisation pour tentative de suicide est 1,5 fois plus important chez les femmes que chez les hommes, respectivement 190 et 125 pour 100 000. Les taux diffèrent aussi selon la classe d’âge, ils atteignent le niveau le plus élevé (389 pour 100 000) chez les adolescentes entre 15 et 19 ans (Graphique 3).

Les taux d’hospitalisation pour tentative de suicide sont passés de 174 pour 100 000 habitants en 2008 à 158 pour 100 000 habitants en 2014, la diminution est plus marquée chez les femmes que chez les hommes (Graphique 4).

Les taux d’hospitalisations pour tentative de suicide varient fortement en fonction des régions (Graphique 2). En 2014, les taux en Picardie et Nord-Pas-de-Calais dépassent de plus de 70 % le taux national. En Bretagne, Haute- et Basse-Normandie, les taux sont aussi très élevés (+50 %). A l’inverse, les taux les plus bas sont observés en Guadeloupe, Alsace et Guyane où ils sont inférieurs de 60 % au taux national.

 

Graphique 1. Taux* de décès par suicide pour 100 000 habitants de 1990 à 2013 selon le sexe.

* Taux de décès pour 100 000, taux standardisés sur l’âge (population Eurostat UE+EFTA 2011).

Source : Certificats de décès (CépiDc, INSERM)

 

Graphique 2. Taux* de décès par suicide pour 100 000 habitants en 2011-2013 et taux* d’hospitalisation pour tentative de suicide pour 100 000 habitants en 2014 selon la région

(2a)Taux moyen national de décès par suicide en 2011-2013 = 18,6 / (2b) Taux moyen  national d’hospitalisation  pour TS en 2014 = 159

*Taux pour 100 000 habitants, standardisés sur l’âge (population Eurostat UE+EFTA 2011) ;

Variation régionale = (Taux régional – Taux moyen national) / Taux moyen national.

Champ : France métropolitaine (2a) et France entière (2b).

Sources : Certificats de décès (CépiDc, INSERM) et PMSI-MCO (ATIH), exploitation Santé publique France.

 

Graphique 3. Taux d’hospitalisation pour tentative de suicide pour 100 000 habitants selon le sexe et l’âge en 2014 en France

Champ : France entière

Source : PMSI-MCO (ATIH), exploitation Santé publique France

 

Graphique 4. Taux* d’hospitalisation pour tentative de suicide pour 100 000 habitants en France entre 2008 et 2014 selon le sexe

* Taux d’hospitalisation pour 100 000 habitants standardisés selon l’âge (population Eurostat UE+EFTA 2011)

Champ : France entière

Source : PMSI-MCO (ATIH), exploitation Santé publique France

 

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