JNPS 2014 - S’ENGAGER POUR LA PREVENTION DU SUICIDE: DU CITOYEN A L'ETAT

Les adhérents de l’UNPS (associations, collectifs, individuels) confrontent leurs expériences et leurs évolutions actuelles pour illustrer différentes formes de l’engagement. Des pistes communes seront proposées afin de renforcer les démarches d’engagement, qu’elles se situent au niveau personnel, associatif, institutionnel ou collectif.

S’engager dans la prévention du suicide

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. On estime en France, qu’il survient par an 10 400 suicides, 250 000 tentatives de suicide, plusieurs millions de crises suicidaires, sans compter l’impact sur l’entourage : 6 personnes endeuillées en moyenne par suicide. Comment rester indifférent ? Comment rester sans rien faire  ? D’autant plus qu’une personne, arrivée au point de vouloir se suicider interroge fortement nos propres raisons de vivre, notre vision du monde. Qu’il s’agisse d’un engagement personnel (bénévole ou professionnel), institutionnel (direct ou de soutien) ou d’un engagement de l’État et des collectivités locales, la prévention du suicide apparaît comme une nécessité, un impératif.

Cette évidence pourrait rendre inopportun tout questionnement tant il peut sembler clair qu’on s’engage par vertu, devoir, altruisme, mauvaise conscience, besoin de réparer une blessure, besoin de s’impliquer, désir d’accompagner des personnes en souffrance, nécessité de se mettre à l’écoute de l’autre, pour agir ensemble, en pensant être utile... 

S’engager : des interrogations sociétales 

- Pourquoi la question de l’engagement (des bénévoles, des professionnels et des institutionnels) se révèle-t-elle si complexe à poser ?

- Pourquoi aujourd’hui les personnes hésitent-elles à s’engager ?

- Pourquoi est-il difficile de recruter des bénévoles et de les garder ?

- Pourquoi et comment l’État a-t-il recours à l’engagement associatif ? Avec quelle implication ? Quelles évolutions ?

- Pourquoi le monde associatif peut-il être aussi source de difficultés relationnelles alors que les motivations initiales étaient vues comme favorables ?

- Comment articuler une formation des bénévoles avec l’autonomie de motivation que suppose leur engagement ? Qu’attend chacun en retour de son implication ?

- Pourquoi faudrait-il évaluer les associations ? Et dans quel but ?

- Pourquoi le cloisonnement - voire la défiance - entre les secteurs du sanitaire et du social, institutionnel ou associatif, persiste-t-il malgré des engagements forts de part et d’autres ?

Puisque l’engagement semble être à la fois une évidence mais qu’il rencontre dans son exercice au quotidien des difficultés, il nous faut réfléchir au sens même du mot et à ce qu’il implique.

L’engagement : une responsabilité, une conduite, des actes, des décisions, une promesse faite à soi-même. Nos engagements nous construisent, ils construisent le social dans un aller-retour entre don de soi et contre-don des autres. Cela nécessite une responsabilité et une éthique de part et d’autre. Mais cette construction reste difficile, fragile, dans un exercice de partage, de reconnaissance mutuelle longue et incertaine.

Confronter son idéal à la réalité de l’action

S’interroger sur l’engagement implique d’accepter de se confronter à la réalité complexe et paradoxale de sa propre implication :

- Dans quel but s’engager : éviter un maximum de suicides ? Compatir et accompagner la souffrance oubliée ? Faire prendre à la société conscience des drames ignorés ? Vouloir changer le monde ? Selon quelles valeurs ?

- Comment  s’engager ? Dans quel cadre et selon quelle logique ? De manière intime personnelle ou en s’engageant derrière une organisation poursuivant un idéal commun avec les siens ?

- Jusqu’où s’engager ? Avec quelles limites ?

- Qu’offre-t-on en s’engageant ?

- Quelles responsabilités assume-t-on en s’engageant ?

- Quel retour en espérer, quelle reconnaissance ou quelle satisfaction ? Suis-je en droit d’attendre quelque chose ou dois-je être juste vertueux ? Est-ce une manière de se réaliser ?

- S’engager en prenant le temps de s’interroger sur son engagement, ses motivations et son utilité ?

- S’engager comme un processus de recherche ou de reconstruction identitaire ?

- A quelles difficultés ceux qui s’engagent sont-ils confrontés ?

Des intervenants, membres de l’UNPS ou issus d’autres univers, seront présents pour développer le thème de l’engagement:

- en débattant autour de ces questions à partir de leurs expériences et de leurs convictions,

- en facilitant les dialogues avec leurs partenaires de la société civile et des structures sanitaires et sociales, tant associatives que publiques.

 

Le support (4 pages) reprenant l'ensemble de l'argumentaire est disponible ICI

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